Comment cela a-t-il pu se produire ? À Orp-Jauche, des animaux ont été sauvés par la police, l’Animal Desaster Team et une vétérinaire.
Les chiens et les chats dont “on pouvait voir tous leurs organes tant ils étaient maigres” ont été pris en charge par Griff de La Louvière, la SPA de Mouscron, Sans Collier à Perwez ou encore l’Arche de Noé à Nimy. Ce qui interpelle ces défenseurs des animaux, c’est que le propriétaire qui a fui, a pu récidiver. En effet, son permis de détention lui est retiré depuis deux ans. À Bruxelles, en date de fin août, 67 animaux ont été saisis dont 28 chiens. Au total, en 2025, le chiffre grimpait jusqu’à 74. Bruxelles-Environnement fait état de 82 animaux saisis en 2024 dont 40 chats, un veau et un mouton.
Le délai avant adoption pour les animaux saisis pour maltraitance va doubler : “Notre rôle n’est pas de devenir la fourrière fédérale” Côté wallon, les animaux ne sont pas mieux lotis. De janvier 2024 à début 2026, 53 retraits de permis de détention d’animaux ont été prononcés dont 50 à la suite d’une sanction administrative et 3 à la suite d’une décision judiciaire. “En trois ans, on a triplé nos interventions” L’Animal Disaster Team (ADT) est composée de bénévoles qui interviennent uniquement sur demandes des autorités pour sauver tout animal d’une situation dangereuse de laquelle il ne sait pas s’extirper seul.
“On est de plus en plus sollicité pour venir en aide aux refuges et aux unités de bien-être animal”, note Lara Sohet, coordinatrice nationale chez Animal Disaster Team (ADT). “En trois ans, on a triplé nos interventions ! On a plus d’une intervention par jour, ce qui prouve que notre service est nécessaire.”
“Ils refusent de travailler en non sécurité” : à cause des cas de maltraitance animale, les défenseurs des animaux demandent l’aide des policiers L’ADT reçoit beaucoup de signalements de maltraitance de la part de citoyens qu’elle renvoie vers la police. Les signalements auprès du numéro 1718 ont donné lieu à près de 2.000 rapports traités par l’Unité wallonne du bien-être animal en 2025.
“C’est inquiétant toute cette maltraitance et les dossiers”, conclut Lara Sohet. “La récidive illustre le manque de moyen humain et de contrôle.”
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.