C’est en quelque sorte une renaissance. D’ici quelques jours, la Faculté des Sciences de l’Université de Mons disposera à nouveau de son propre baptême estudiantin. À l’initiative d’un groupe d’amis qui s’est longuement investi dans l’ombre, une première bleusaille sera organisée en septembre, en parallèle de la rentrée académique.
De quoi renouer avec une tradition quelque peu oubliée, puisque plus aucun baptême étudiant n’a été organisé au sein de la Faculté des Sciences depuis une cinquantaine d’années. Si le projet est sur le point de se concrétiser, rien n’était pourtant gagné. “Nous étudions à la Fac de sciences mais sommes baptisés dans d’autres facultés par nécessité”, explique Robin Deschamps, étudiant. “Il est clair que si cela avait été possible dans notre faculté, nous l’aurions fait ici.
C’est aussi un constat que l’on pose en discutant avec d’autres étudiants qui ne sont pas baptisés : Beaucoup disent que si ça existait à la faculté des sciences, ils auraient au moins tenté l’expérience.”
L’idée est née, mais de là à lui donner vie… “Nous en rêvions mais pour nous, il apparaissait assez clair que cela en resterait là. C’est en discutant de cette envie avec le recteur lors du bal facultaire l’an dernier que nous avons compris que c’était peut-être envisageable. Il nous a dit que c’était tout à fait possible et nous a renvoyés vers les bonnes personnes.” Les contacts sont alors pris et la machine est lancée. Près de 9 diplômés de l’UMONS sur 10 trouvent un emploi en moins de six mois Robin et ses amis multiplient les échanges avec les différents cercles de l’UMons, les autorités académiques, d’anciens étudiants. “Le conseil des cercles nous a épaulés et les discussions sont devenues plus sérieuses. Nous avons été invités à vivre la bleusaille 2025 afin de mieux appréhender son organisation.
Rien ne peut être improvisé, c’est énormément de choses à prévoir et à anticiper. Dans le même temps, nous avons fait part de notre projet au doyen de la Faculté, nous avons insisté sur la possibilité de vivre un folklore tout en restant investi dans les études et mis en valeur les valeurs de solidarité, d’échanges, de soutien et d’intégration qu’un baptême peut apporter aux étudiants.”
Élargir les horizons pour se préparer au mieux Les feux passent alors au vert et plus que jamais, le groupe d’amis croit en son projet. “Pour ne pas rester uniquement sur ce qui se fait à Mons, nous avons élargi nos horizons. C’était aussi une façon pour nous de voir comment créer un folklore scientifique, adapté à notre faculté. Nous sommes allés voir comment d’autres cercles fonctionnaient, à Liège, Louvain-la-Neuve, Bruxelles ou Namur.
Nous avons vécu avec eux certains gros événements, par exemple la Saint-V, et avons avancé sur la création du cercle FSM, pour Faculté des Sciences de Mons.”
L’asbl étant légalement constituée, le comité, composé de six togés, a finalisé les volets administratifs, techniques et logistiques. “Aujourd’hui, nous avons la certitude que notre première bleusaille sera organisée en septembre. Nous sommes vraiment impatients. Nous avons travaillé dans l’ombre pendant plus d’un an pour que cela soit possible. Quelques détails restent à peaufiner mais nous sommes proches de la concrétisation.”
Du 15 septembre au 1er octobre, les premiers bleus FSM pourront donc être aperçus dans les rues de Mons. “Nous ne savons pas combien ils seront.
Nous ne nous sommes pas fixés d’objectif, mais nous espérons accueillir du monde. L’engouement est là, de nombreuses personnes ont déjà proposé leur aide. La création d’un nouveau cercle reste quelque chose d’assez unique à vivre.” Les dernières traces d’un baptême étudiant au sein de la Faculté des Sciences remontent à la fin des années 60. La tradition n’aurait donc perduré que quelques années avant de disparaître… Jusqu’à renaître en 2026.