Rentrée sociale: l’offensive sera dure promet le secrétaire fédéral de la FGTB de Charleroi Sud Hainaut

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“Les travailleurs ne reviennent pas de congés réconciliés avec leurs gouvernants”, selon le secrétaire fédéral de la FGTB de Charleroi Sud Hainaut. “Bien au contraire. Entre la menace de nouvelles économies budgétaires, les licenciements qui s’accumulent et un pouvoir d’achat sous pression, le climat est explosif. Et le front commun FGTB-CSC promet une riposte d’ampleur”, prévient Vincent Pestieau. Dans le viseur : les 7 à 10 milliards d’euros d’économies que l’exécutif fédéral veut encore dégager pour ramener le déficit public sous la barre de 3 %, alors que les dépenses militaires explosent. “Derrière ces chiffres se profile un scénario que redoutent les travailleurs : remise en cause de l’indexation des salaires, risque de hausse de la TVA et nouvelles mesures d’austérité qui pèseraient une fois de plus sur les ménages.”

Comme elle l’annonçait déjà fin juillet dans un communiqué conjoint avec la CSC, la FGTB va repartir à l’offensive.

“Un comité fédéral, programmé le 8 septembre, fixera le calendrier des actions”

Intérêts corporatistes “L’objectif est clair”, selon lui. ” Reconstruire une mobilisation capable d’atteindre l’ampleur de la manifestation d’octobre 2025, qui avait rassemblé plus de 140 000 personnes à Bruxelles .

” Cette fois, le syndicat veut associer la société civile et le secteur associatif, convaincu que les inquiétudes des travailleurs sont désormais partagées bien au-delà des seuls rangs syndicaux. “Une enquête menée sous la direction du professeur Jean-Benoît Pilet (ULB) conforte d’ailleurs cette lecture : le soutien de la population aux revendications syndicales progresse.”

Pour le secrétaire fédéral, le piège serait de laisser chaque secteur défendre son propre pré carré. “Les conflits d’intérêts corporatistes dispersent les forces. Face à un gouvernement engagé dans une cure budgétaire, la réponse devra être interprofessionnelle et civile.

Manifestations, grèves ou actions coup de poing : aucune forme de mobilisation n’est exclue, pourvu qu’elle s’inscrive dans une stratégie durable. ”

L’inquiétude est d’autant plus vive que l’industrie continue de vaciller, comme en témoigne le licenciement collectif chez Thy-Marcinelle. Pour le responsable syndical, “le politique dispose de leviers, notamment sur le coût de l’énergie, afin d’éviter que l’emploi et le bien-être ne soient sacrifiés sur l’autel d’une austérité à sens unique.” Reste à savoir si les gouvernements entendront ce message… “avant que la rue ne le leur rappelle !”

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