Bruno Genesio n’a pas aimé ce
qu’il a vu, dimanche, lors de la défaite concédée par ses troupes
face au Paris FC (2-3). Nouvelle désillusion pour l’Olympique de Marseille. Une semaine
après sa défaite à Monaco, l’OM s’est en effet incliné à domicile
face au Paris FC (2-3).
Et le ton de la soirée a été donné dès la
23e seconde de jeu lorsque les visiteurs ont cueilli à froid le
Vélodrome grâce à Lassine Sinayoko. Dès lors, le club phocéen a
couru après le score l’essentiel de la rencontre.
Et malgré un
doublé d’Amine Gouiri permettant aux Marseillais de recoller à deux
reprises, un penalty concédé dans les ultimes instants a scellé la
victoire des Parisiens. À l’issue de la rencontre, l’entraîneur marseillais Bruno
Genesio ne masquait pas son exaspération, pointant du doigt les
largesses défensives et le manque de maturité de ses troupes. «
C’est sûr que ce n’était pas l’entame idéale. On a un petit peu
tout confondu par moments », a d’abord concédé le technicien
sur Ligue 1+, avant de cibler le mal profond de sa formation :
« Le troisième but est significatif de ce qu’on a mal fait :
beaucoup trop de temps dans la transmission, un manque d’équilibre
et on s’est fait contrer comme une équipe de gamins.
»
Pour le coach olympien, l’animation offensive ne saurait masquer
la naïveté globale du bloc défensif. « Il y a eu de très bonnes
choses avec ballon. Il y a eu du jeu sur les côtés, des
dédoublements, mais on ne peut pas espérer grand-chose quand on
défend comme on a défendu », a-t-il tancé. Prenant sa part de
responsabilité tout en appelant à une prise de conscience
collective urgente, il a ajouté : « J’en suis aussi responsable
parce que je demande beaucoup de choses à mon équipe : presser et
défendre en avançant.
Mais il faut être suffisamment lucide pour
savoir quand on peut le faire et quand il faut être un peu plus en
bloc. Il va falloir repartir dès demain. »
« On a fait beaucoup trop d’erreurs grossières »
Face à la presse, Genesio a enfoncé le clou, soulignant la
régression par rapport aux sorties précédentes.
« Après un
match comme ça, on a de quoi être inquiet. Contrairement à la
semaine dernière, où je trouvais le match cohérent, je trouve que
ce soir on a fait beaucoup trop d’erreurs grossières », a-t-il
déploré, précisant toutefois ne pas céder à la panique. «
Inquiet, il n’y a que trois journées de jouées. Mais personne au
club n’est dupe.
Moi le premier. J’ai mis en garde, déjà après le
premier match, des moments difficiles qu’on pourrait traverser
cette saison. »
Alors qu’un calendrier dantesque attend l’OM — un déplacement à
Rennes ce vendredi, un choc européen à Besiktas puis la réception
du PSG —, l’heure est au travail pour rectifier le tir au plus
vite.