Bateau coulé, acteur alcoolique, réalisateur dépressif, budget qui explose… Ce film mythique qui n’aurait en fait jamais dû voir le jour !

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Allez, c’est parti pour une rentrée aussi en bandes dessinées ! Vous connaissez la formule, nous vous parlons d’une série de BD qui sont sorties dans les semaines précédentes. On vous fait un résumé de l’histoire et on vous dit ce qu’on en a pensé.

Simple et direct, comme la DH ! La BD cinématographique : quand Steven allait devenir Spielberg ! “Les dents de l’enfer” chez Dargaud . Qui n’a jamais sursauté en regardant le classique du ciné hollywoodien “Les Dents de la mer” ? Qui n’a jamais ensuite pensé à croiser un requin en plongeant en pleine mer ?

Et pourtant ce film n’a failli jamais se faire, enchaînant les problèmes de tout genre. Plus de 50 ans après la sortie en salle de “Jaws”, cette BD documentaire raconte l’histoire vraie de la production et du tournage du film devenu la référence absolue en matière de film de genre. Ce qu’on en a pensé. Le film Jaws affola les compteurs d’entrées dans les salles à l’été 1975 aux États-Unis, devenant ainsi officiellement le tout premier blockbuster estival de l’histoire du cinéma hollywoodien. Il débarqua ensuite sur les écrans européens six mois plus tard, au tout début de l’année 1976. Nous fêtons donc les 50 ans de la sortie de ce film devenu mythique. Dargaud et Mahi Grand profitent de cet anniversaire pour revenir en BD sur le tournage du “monstre” de Steven Spielberg.

Un exercice pas tout à fait neuf si l’on pense bien entendu à “Les guerres de Lucas” racontant l’épopée de la création et du tournage de Star Wars. Gros succès de librairie à la clé à l’époque de sa sortie en 2023. Notons qu’il existe aussi, aux éditions Huginn & Muninn, la BD “Les mâchoires de la peur” sorti fin 2025 et traitant exactement du même sujet. “Les dents de l’enfer” nous plonge dans la tête d’un très jeune Spielberg dans la vingtaine qui, d’épisodes dépressifs en moments d’espoirs intenses, pense que son film ne sortira jamais… Ce qui lui vaut d’ailleurs quelques séances chez le psy. C’est ainsi que démarre le livre. Pourtant, tout avait bien débuté avec l’ensemble des scènes “de terre” tournées dans les délais et sans souci majeur. Mais dès qu’il a fallu s’attaquer aux scènes avec l’énorme requin immergé dans la mer… Le lecteur est plongé dans la même ambiance que le film, avec une tension qui monte au fur et à mesure que les ennuis se multiplient.

L’équipe ira quand même jusqu’à faire sombrer un petit chalutier avec un Roy Scheider (Brody) échapper de peu à la mort ! On y voit surtout toute l’ingéniosité des équipes techniques, la résilience des protagonistes et la tonne d’intelligence émotionnelle à déployer dans des circonstances extrêmes pour faire aboutir un gouffre à dollars. Passionnant !

La BD antique : retour à Pompéi avec le gladiateur Victorius “Pompéi tome 2 : Victorius” chez Anspach . À Pompéi, le gladiateur Victorius, invaincu et adulé, incarne la réussite spectaculaire qu’offre la violence des jeux. Luna, jeune fabricante d’huile de massage, l’admire en silence depuis les gradins. Mais derrière le héros se cache un homme en proie à un secret pesant. À mesure que sa renommée grandit, Victorius devient plus brutal, poussé par la foule et par ceux qui profitent de la violence de l’arène. Ce qu’on en a pensé.

Second tome des histoires de “figures” du Pompéi juste avant l’éruption destructrice de 79 après JC. Le tome 1, “Assa”, était sorti en 2025 et mettait alors en avant le personnage d’une esclave dans cette “colonie romaine”. Ici, Victorius incarne le gladiateur, cette figure aussi populaire qu’une rock star durant l’Antiquité. Beau, fort, ténébreux… Les femmes de la haute société se l’arrachent sans succès pour répondre à leur désir.

Mais est-il lui-même réellement le reflet fidèle de cette image de puissance physique ? Au lecteur de le découvrir grâce au personnage doux et lumineux de Luna. C’est à nouveau le même trio aux commandes de la série : les Belges Fabienne Pigière et Rudi Miel pour le volet scénaristique. Ils sont accompagnés par l’Italien Paolo Grella pour des dessins qui restituent à merveille les diverses ambiances de la ville, comme celle des combats dans l’arène, les ruelles animées ou encore l’ambiance des tripots.

Cette cohérence et la rigueur historique renforcent une histoire somme toute classique. La BD immersion : plongée dans les zones de privation de liberté ! ” En liberté” chez Dargaud . Dominique Simonnot, Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté en France, a proposé au dessinateur Mathieu Sapin d’arpenter ces lieux où le commun des mortels ne va jamais : établissement pour mineurs, prisons, clinique psychiatrique, centre de rétention administrative. Le BD reporter raconte donc ces lieux pour ceux qui y entrent pour la première fois, et ceux qui y passent un certain nombre d’années, dans des conditions souvent dégradées et parfois inhumaines. Ce qu’on en a pensé. S’il est bien un sujet qui n’est jamais évident à traiter, c’est celui des conditions d’incarcération ou de détention des condamnés à une peine de prison.

Auprès du grand public, cela ne passe en général pas trop… Après tout, s’ils se sont mis dans le pétrin et ces conditions de vie, c’est bien de leur faute. Ils n’ont qu’à en payer les conséquences. Mathieu Sapin axe depuis longtemps son travail de dessinateur dans un processus d’immersion tout milieu confondu.

Sans doute, son “accompagnement” le plus connu est celui de “cinq années dans les pattes de Gérard Depardieu”. Mais, Sapin s’est aussi frotté au tournage d’un film, à une équipe engagée dans une campagne présidentielle ou encore au ministère de l’intérieur. Une fois encore dans “En liberté”, il se met volontiers en scène pour expliquer ce à quoi il a assisté avec un mélange de sérieux et ce zeste d’humour qui est nécessaire pour éviter toute dramatisation. Car la vie carcérale est difficile, pour les privés de liberté et pour le personnel encadrant. Vétusté des bâtiments, hygiène plus qu’aléatoire, respect de la dignité humaine, absentéisme grandissant au sein du personnel, surpopulation, violence, manque de perspective et de moyens… La litanie est connue depuis fort longtemps et est valable pour la Belgique également. Une nouvelle fois Mathieu Sapin tape juste avec cette piqûre de rappel et cette question lancinante au fil des pages : la société a-t-elle vraiment quelque chose à gagner de ces traitements inhumains, même pour des personnes lourdement condamnées ? En liberté de Mathieu Sapin édité chez Dargaud ©Dargaud Nous vous invitons également à découvrir chez Casterman, une histoire familiale forte emprunte de dignité et d’émotions vives grâce à des planches dépouillées.

” Flocons ” aux éditions Casterman raconte le choix d’un homme se sachant condamné. Il décide alors de choisir le jour et les circonstances de sa mort.

Sa femme fait le choix de l’accompagner. Ils iront s’endormir dans les neiges de Cauterets, enlacés une dernière fois au beau milieu des Pyrénées. Lorsque les corps sont retrouvés, les enfants, un frère et une sœur, sont prévenus, et doivent se retrouver puis prendre la route pour un voyage qui sera celui du début de leur deuil…

On s’en voudrait de ne pas mentionner l’excellent, comme toujours, nouveau tome de ” American Parano : Burn, Hollywood, Burn !” chez Dupuis. Dans ce quatrième volet, Kim Tyler a quitté la police mais elle ne mettra pas longtemps à faire une pige pour le… FBI afin de surveiller la section des Black Panthers de l’UCLA.

Mais, c’est surtout une autre enquête qu’elle va mener, toute seule. Sa collègue Susan, retrouvée morte d’une overdose dans les toilettes, fréquentait la communauté hippie de l’inquiétant gourou Charles Wilcox… Une nouvelle fois, Bourhis et Varela empruntent aux personnages ayant vraiment existé pour poursuivre leur tour des USA des sixties après San Francisco et New York. Jouissif ! Enfin, c’est toujours un moment fort attendu par les fans de la série, le nouveau Lapinot toujours affublé de l’inénarrable Richard est sorti ! Il s’agit du 18e tome. ” Les aventures de Lapinot : Art total” chez Dargaud . Quand il existe plus de 7 milliards de civilisations, difficile de créer quelque chose qui n’ait jamais été fait des millions de fois.

Partant de ce postulat, une artiste part pour l’autre bout de l’univers à la recherche d’un art total. Et ce sont Lapinot et Richard qui l’escortent, tout en essayant de donner une bonne image des terriens ! Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.

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