D’un prêt en provenance du Racing 92 la saison dernière à une véritable place de titulaire à Toulon, il n’y a pas grand-chose, et Junior Kpoku en est la preuve. À seulement 22 ans, il semble s’imposer dans la rotation varoise, alors qu’il n’a rejoint le club que depuis janvier dernier. Pour autant, le polyvalent deuxième et troisième ligne a disputé 13 batailles pour sa première saison à Toulon, dont une demi-finale de Champions Cup en tant que titulaire.
Ses rendements en touche en font notamment un client réputé de l’élite française, que son pays natal lorgne avec insistance, même si, pour l’heure, il semble plus proche du maillot du XV de France. “La moitié du championnat sans tes internationaux” : Toulon se prépare déjà au Mondial 2027
Le règlement anglo-saxon Les joueurs de la sélection nationale anglaise sont soumis à une règle propre à la fédération (RFU), qui réserve en principe la sélection aux joueurs évoluant en Premiership. Une clause de « circonstances exceptionnelles » permet toutefois des dérogations : Jack Willis a ainsi été sélectionné après son départ à Toulouse, consécutif à la faillite de Wasps, et Henry Arundell espérait profiter du même cas de figure après la disparition de London Irish, avant de prolonger au Racing 92 et de devenir inéligible.
Ces exceptions restent rares et visent les joueurs contraints de quitter un club disparu, pas ceux qui partent de leur plein gré, comme Junior Kpoku. Intéressé et interessant. Kpoku sera éligible pour porter le maillot bleu en automne 2028. Son contrat courant jusqu’en en 2029 avec le RCT pourrait pousser son choix de sélection en ce sens. Plus d’informations sur @RugbyramaFR pic.twitter.com/46mygnfCbA
— L’ÉCHO DE MAYOL (@EchodeMayol) September 30, 2026
Kpoku vers le XV de France ?
Alors que le règlement anglais s’avère très ferme en la matière, il semblerait que le natif de Londres, cadet d’une famille de rugbymen évoluant tous au sein de l’hexagone, se tourne vers la sélection nationale française. Même s’il n’est éligible que dans deux ans, la porte est ouverte, comme il le confie à Rugbyrama. Une hypothétique naturalisation pourrait se faire lors de la dernière année de son contrat à Toulon, lui qui a signé jusqu’en 2029. Un choix qui paraît encore prématuré et, de toute façon, impossible avant les cinq années de résidence, lui qui est arrivé en 2023 en France. Même si porter les couleurs de son pays natal lui taraude l’esprit, son choix de prolonger dans le Var l’éloigne clairement de ce souhait, lui qui a tout de même connu 16 sélections avec les U20 anglais.
“C’est dans ma tête. C’est évidemment un immense honneur de jouer pour n’importe quelle équipe nationale.
Vous savez, mes parents sont congolais et nous parlions le français à la maison avec le lingala. Moi, je suis né au Royaume-Uni. J’y ai fait toutes mes classes en tant que rugbyman avant de finir ma formation ici. Mais, en évoluant à Toulon, dans un environnement favorable, je pense que je vais être bientôt prêt pour le niveau international, d’ici deux ans à mon sens.
Que ce soit l’Angleterre ou la France, il me suffit de travailler et d’être prêt dans deux ans.”
Junior Kpoku pour Rugbyrama
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Difficile de trouver un élément de comparaison autre que Thibaud Flament chez les avants du XV de France : long, rapide, excellent en touche. Les Bleus ne disposent pas vraiment d’un profil similaire à l’horizon, bien que certains prétendants, tels que Florian Verhaeghe ou Hugo Auradou, soient aussi des éléments intéressants pour remplacer ou suppléer le Toulousain casqué.
Mais la capacité de Junior Kpoku à évoluer en troisième ligne lui confère un atout majeur, car il ne souffre pas de déficit d’efficacité lors de ses repositionnements. 91 % de réussite en défense, 4 turnovers remportés notamment pour sa première saison pleine en professionnel : tout porte à croire que la marge de progression est encore immense.